• Lien vers Facebook
  • Lien vers X
  • Lien vers LinkedIn
Maryse Esterle
  • Accueil
  • Au fil des jours
  • Voyages
  • Remue-méninges
  • À propos
  • Amitiés
  • Cliquez pour ouvrir le champ de recherche Cliquez pour ouvrir le champ de recherche Rechercher
  • Menu Menu

l’écriture comme un voyage

Vous êtes ici : Accueil1 / Au fil des jours

Billets vie quotidienne

Au fil des jours, Voyages

Effacement

Lorsque ma grand-mère Generosa mourut à 64 ans, en 1947, sa fille aînée Marie-Thérèse, restée auprès d’elle, écrivit à ma mère. Elle raconte dans cette lettre émouvante la fin de ma grand-mère et conclut par ces mots :
« On ne sait pas ce qu’est la souffrance quand on ne connaît pas la perte d’un membre de sa famille et surtout d’une maman comme la nôtre. Quel dévouement infini et quel effacement ! Que de regrets pour nous ! Bises très affectueuses de nous tous ».
Cette expression : « Quel dévouement infini et quel effacement ! » m’a marquée lorsque j’ai lu cette lettre vers l’âge de dix ans. Ainsi, le dévouement infini et l’effacement étaient des qualités féminines dignes d’admiration pour ma tante et une bonne partie de la société qui l‘entourait ?

Lire la suite
8 mars 2024/par Maryse Esterle
https://maryseesterle.com/wp-content/uploads/2024/03/The-Eugenie-et-Marie-sepia-1.jpeg 395 371 Maryse Esterle https://maryseesterle.com/wp-content/uploads/2020/05/logo-maryse-Esterle-1.png Maryse Esterle2024-03-08 20:00:512025-05-25 15:53:44Effacement
Au fil des jours

Trop plein

Fin d’après-midi de février, dans ma petite ville de banlieue. La nuit tombe, il pleut un peu et il fait froid (pas trop). Un peu trop chargée pour rentrer chez moi à pied, je cours vers le bus qui va m’en rapprocher.
La montée réglementaire par l’avant est trop difficile, le bus est bondé, c’est l’heure du bourrage des transports en commun. J’arrive à me hisser par la porte centrale, au milieu d’une mini-foule debout. Je vois de beaucoup trop près le grain de peau d’une jeune femme à ma droite et d’une autre à ma gauche. Une dame proteste contre le dos d’un grand jeune homme vêtu d’un blouson bleu à petits motifs blancs, la tête couverte d’une capuche, dos qu’elle juge trop près de son épaule à elle.

Lire la suite
8 février 2024/par Maryse Esterle
https://maryseesterle.com/wp-content/uploads/2024/02/20240208_180423-1-scaled.jpg 2080 2560 Maryse Esterle https://maryseesterle.com/wp-content/uploads/2020/05/logo-maryse-Esterle-1.png Maryse Esterle2024-02-08 18:39:362024-02-08 18:39:36Trop plein
Au fil des jours

Vœux 2024

Cette photo prise de chez moi me fait penser à Mon amie la rose, chantée par Françoise Hardy et Natacha Atlas.
Une chanson mélancolique dont je retiendrai les derniers vers :
Croit celui qui peut croire
moi j’ai besoin d’espoir
sinon je ne suis rien
Ou bien si peu de chose
C´est mon amie la rose
Qui l´a dit hier matin

Lire la suite
21 décembre 2023/par Maryse Esterle
https://maryseesterle.com/wp-content/uploads/2023/12/20230404_205401-blog.jpg 768 1024 Maryse Esterle https://maryseesterle.com/wp-content/uploads/2020/05/logo-maryse-Esterle-1.png Maryse Esterle2023-12-21 15:44:532023-12-21 15:44:53Vœux 2024
Au fil des jours

Conversation

– Bonjour Madame, une tradition s’il vous plaît !
– Ce sera tout ?
– Oui, merci.

La baguette glisse dans mon sac. Sourires.

– Et pour vous, ce sera ? Demande la boulangère à la cliente suivante.

À la pharmacie. Je tiens à la main un tabouret pliant récemment acheté dans un bazar que nous appelions droguerie dans ma jeunesse.

Lire la suite
8 octobre 2023/par Maryse Esterle
https://maryseesterle.com/wp-content/uploads/2023/10/i286823014301778556._506.jpg 600 600 Maryse Esterle https://maryseesterle.com/wp-content/uploads/2020/05/logo-maryse-Esterle-1.png Maryse Esterle2023-10-08 13:30:262023-10-09 13:32:21Conversation
Au fil des jours

Quatre saisons

Quand j’étais petite, dans les années 60, il y avait quatre saisons bien différentes, l’automne et ses feuilles mortes entraînées par le vent, l’hiver couvert de neige, le printemps et le réveil de la nature, l’été, sa chaleur et ses vacances.
Nous avions des vêtements de demi-saison, plus légers que les manteaux d’hiver mais laissés dans l’armoire quand les chaleurs d’été arrivaient. Tout cela formait un ordre immuable et rassurant, tangible comme le bonhomme de neige en décembre ou les parasols en juillet.

Lire la suite
11 septembre 2023/par Maryse Esterle
https://maryseesterle.com/wp-content/uploads/2023/09/06112007006.jpg 1200 1600 Maryse Esterle https://maryseesterle.com/wp-content/uploads/2020/05/logo-maryse-Esterle-1.png Maryse Esterle2023-09-11 13:09:132023-09-11 14:04:47Quatre saisons
Au fil des jours

Fleur d’oranger

L’Oranger du Mexique doit son nom à sa provenance d’Amérique centrale, à ses fleurs blanches en grappe et à la senteur qui s’en dégage au printemps. Celui-ci a élu domicile dans mon jardin à côté d’une glycine, dans un enchevêtrement de lierre et de vigne.

Lire la suite
28 juillet 2023/par Maryse Esterle
https://maryseesterle.com/wp-content/uploads/2023/07/Fleurs-jardin-ete-scaled.jpg 1920 2560 Maryse Esterle https://maryseesterle.com/wp-content/uploads/2020/05/logo-maryse-Esterle-1.png Maryse Esterle2023-07-28 09:38:252023-08-20 19:26:39Fleur d’oranger
Au fil des jours

Agur mon frère

J’étais déjà orpheline, me voilà sœur unique.
Mon frère Jean, professeur de mathématiques, aimait corriger des centaines de copies, parlait couramment le basque et se déguisait en Père Noël pour amuser Les enfants des lacs *.
Il eut de belles funérailles à Biarritz, le 12 mai 2023.
De ses articles de mathématiques publiés dans des revues savantes, j’appréciais le côté poétique de certains titres :
Le théorème taubérien de Wiener et l’équation de la chaleur.
ou leur allure franchement extra-terrestre :
Propriétés multiplicatives universelles de certains quotients d’algèbres de Fréchet.

Lire la suite
4 juin 2023/par Maryse Esterle
https://maryseesterle.com/wp-content/uploads/2023/06/Jean-deguise.jpg 711 1024 Maryse Esterle https://maryseesterle.com/wp-content/uploads/2020/05/logo-maryse-Esterle-1.png Maryse Esterle2023-06-04 16:17:332023-07-27 17:17:02Agur mon frère
Au fil des jours

Retraite

À la caisse du supermarché, une petite dame, 65 ans peut-être, cheveux gris en queue-de-cheval, place ses achats sur le tapis roulant de la caisse. Elle a posé tant bien que mal sa béquille à côté de ses courses. Elle la retire ensuite et met les produits dans son caddie : pâtes, riz, sucre, œufs, pain, quelques yaourts. Elle se penche à chaque fois pour les déposer et se redresse avec difficulté.

Lire la suite
8 avril 2023/par Maryse Esterle
https://maryseesterle.com/wp-content/uploads/2023/04/Vieux-monsieur.jpg 817 1024 Maryse Esterle https://maryseesterle.com/wp-content/uploads/2020/05/logo-maryse-Esterle-1.png Maryse Esterle2023-04-08 13:19:022023-04-08 14:42:38Retraite
Au fil des jours

Les loups

La photographe Ruth Orkin et Ninalee Allen approchent de la Piazza della Repubblica à Florence, en 1951. Des hommes font des commentaires au passage de Ninalee. Ruth lui propose alors de refaire le même chemin et demande aux hommes présents de rejouer la scène sans regarder l’objectif de son appareil. Cette photo est devenue célèbre longtemps après, comme un symbole de l’oppression des femmes par un regard masculin impérieux et dominateur. Ninalee explique cependant dans diverses interviews que cette scène était amusante pour les deux jeunes femmes. Elle ne se sentait pas en détresse mais plutôt adulée comme la Béatrice de Dante dans la Divine Comédie.

Lire la suite
8 mars 2023/par Maryse Esterle
https://maryseesterle.com/wp-content/uploads/2023/03/AMEKUWHUGZEWHKEDH5PUG4IPPI1.jpg 708 900 Maryse Esterle https://maryseesterle.com/wp-content/uploads/2020/05/logo-maryse-Esterle-1.png Maryse Esterle2023-03-08 18:00:172023-03-08 18:11:15Les loups
Au fil des jours

Brûlants billets

Décembre 2022, centre-ville. Je rentre chez moi, le caddie plein de courses. Les passants vaquent à leurs occupations. Matinée paisible dans une banlieue calme. Soudain, mon regard est attiré par l’enveloppe que tient dans sa main un homme d’une cinquantaine d’années. Une enveloppe à fenêtre, à travers laquelle on devine une liasse de billets dont le premier est de cinquante euros. L’enveloppe est pliée en deux et entourée d’un élastique.
Mon regard remonte jusqu’au visage de l’homme qui me dit :
– Je les ai trouvés par terre.
Mimique interloquée de ma part.

Lire la suite
7 février 2023/par Maryse Esterle
https://maryseesterle.com/wp-content/uploads/2023/02/Bruno-Germany-Pixabay.jpg 1280 1920 Maryse Esterle https://maryseesterle.com/wp-content/uploads/2020/05/logo-maryse-Esterle-1.png Maryse Esterle2023-02-07 10:12:202023-03-07 11:44:50Brûlants billets
Page 3 sur 12‹12345›»
Search Search

Pour recevoir par mail l’annonce de chaque nouvelle publication, ABONNEZ-VOUS !

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

Contact

Pour toute remarque, question etc, vous pouvez m’écrire à cette adresse : maryse.esterle@gmail.com

Amitiés

Trouvailles sur le Net

Invitations

Vos mots pour le dire

Archives

Articles récents

  • La rose de Chenini, soirée de lancement, 5 juin 2026 10 juin 2026
  • La datte 17 mai 2026
  • Printemps 14 avril 2026
  • Invisibles 8 mars 2026
  • In vino 25 janvier 2026
  • Vœux 2026 22 décembre 2025

Étiquettes

adolescence Aragon araignée Argentine besoin bienveillance Buenos Aires bus Béarn béret capoeira cerises chauve-souris cimetière classe femme fraternité Frédéric Delorca fumer gare Laurent Gharibian librairie lit Lucie maman papa matin misère mère nouvelle ours printemps Pyrénées racine retraite robe Romain Dutter et Simon Géliot rue Serge Rat sourire ticket toboggan vieille fille Vin école éphémère
© Copyright - Maryse Esterle
  • Politique de confidentialité
  • Mentions légales
Faire défiler vers le haut Faire défiler vers le haut Faire défiler vers le haut