Billets vie quotidienne

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Paris scintille ce soir ciel chargé de nuages
On ne voit pas les étoiles juste les lumières de la ville
Bientôt il sera minuit première minute de 2018
La foule sur les Champs-Élysées et la Concorde illuminée
On marchera dans les rues les gens souriront
Leurs enfants dans les bras
Heureux

 

Cette semaine, deux publications autour de mon livre « Où va la formation des enseignants ? » : une note du Conseil scientifique  de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) et un entretien sur le site VousNousIls (à voir sur ma page Facebook et sous l’onglet Liens de ce blog). Et en prime, un off du livre par un matin de printemps timide…

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Journée frigorifiante à Arras où je suis arrivée avec un pantalon en lin, un tee-shirt et une liquette par-dessus bref je suis gelée. Les salles de cours étaient vides, seuls quelques étudiants préparaient leur soutenance de mémoire en se frottant les bras et en se levant de temps en temps pour se réchauffer.

Une étudiante toute mince au début de l’année et toute ronde maintenant, pas loin d’accoucher, a fait un mémoire pas terrible sur l’école maternelle. Notre jury lui a fait remarquer qu’elle n’a pas approfondi sa problématique, les notes de bas de page ne sont  pas indiquées selon les normes, l’ensemble est plutôt moyen. Elle riait et elle est partie en gambadant, bourrée d’hormones, hors d’atteinte. Lire la suite

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Samedi dans le métro. Du monde. Je suis debout et    j’aimerais bien m’asseoir. Youpi une place côté couloir se libère, mais je n’ai pas le temps de m’approcher, un jeune homme  souriant s’y installe. Je me dis Dans vingt ans je le vire à coups de canne celui-là. Chance, station suivante son voisin côté fenêtre s’extirpe de sa place avec une valise qu’il avait coincée entre les jambes. Pour le laisser passer, le fringant jeune homme passe dans le couloir et je me glisse vers le siège laissé libre par l’homme à la valise.

Au même instant, le jovial jeune homme encore debout se fait rafler sa place par une vieille postée à la lisière du carré central qui s’assied d’un coup, le regard en avant. Je la vois de profil à côté de moi, quatre-vingts balais bien tapés, le menton un peu en galoche, les cheveux teints d’un joli blond, des lunettes à monture dorée, le dos droit. Ins-tal-lée. Le jeune homme joyeux  se retrouve tassé avec les autres, debout dans l’espace central, et sourit à un copain derrière nous qui a vu la scène, l’air de dire, gonflée la vieille, t’as vu comment elle m’a carotté la place ! Eh oui, ça t’apprendra à être souriant, jeune homme. Et en pleine forme. Mais sur ce dernier point,  tu n’es pas le seul. Les vieilles ont de la ressource.

 

 

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Un restaurant dans une ville portuaire un soir de novembre. Un  jeune homme arrive avec une petite fille sans doute née il y a deux ans. Ils s’installent l’un en face de l’autre à une table pour deux personnes, disposée avec d’autres en ligne contre le mur. Le jeune homme commande un menu enfant pour la petite. Elle patouille sa viande hachée et frotte  les frites contre la table.

Pendant ce temps, son père téléphone ou passe des SMS. Il raccroche souvent, décroche ensuite, tiens bizarre, pourquoi utilise-t-il ainsi son portable au lieu de s’occuper de  sa fille ? Encore un téléphone addict ?
Entre une jeune femme dans le restaurant, elle ressemble tellement à la petite fille, c’est sûrement sa mère. Elle s’assied  à une table qui fait le coin du mur, au bout de la rangée où sont assis le père et sa fille. Mais viens près de nous murmure-t-il. Un silence glacé lui répond. La petite fille se lève et va s’asseoir sur les genoux de sa mère. Celle-ci ne lui parle pas et regarde droit devant elle. Resté seul à sa table, le jeune homme va s’asseoir près d’elles, sans un mot non plus. Ils ont tous les deux le visage gris. Celui de la mère exprime une haine de pierre, celui du père une consternation fatiguée. La petite fille n’a plus rien à manger devant elle, elle ne bouge pas sur les genoux de sa mère.

On dit que nous ne gardons pas les souvenirs avant trois ans, peut-être cette petite fille oubliera-t-elle ce moment ? Ou détestera-t-elle les restaurants sans savoir pourquoi ? Ou hurlera-t-elle soudain quand une amie  lui manifestera un peu d’indifférence ? Ou serrera-t-elle son enfant dans ses bras au moindre pleur en réprimant des sanglots  inconnus ?



 

 

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Assis sur une petite marche dans un salon du livre automnal en plein Paris, un homme mûr se fait aborder par un autre :

  • On se connaît ?
  • Non…
  • Je vois que vous me regardez avec intérêt.
  • C’est parce que vous êtes intéressant sûrement.
  • J’ai cru un instant que j’étais quelqu’un d’important…
  • Tout le monde est important.
  • Oui, mais pour un moment seulement.

C’est comme un lecteur qui dit  à un écrivain qu’il a adoré son livre en se trompant de titre parce qu’il  a confondu avec un autre livre écrit par un autre auteur. Mais il y avait sans doute une vague ressemblance.

 

 

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La vie c’est simple au fond, surtout quand il pleut…

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La capuche sur la tête chauve-souris à l’envers
Il dort à Place des Fêtes.
Torpeur rapide, rêve léger
Un renard à ses côtés.
Le temps de passer Jourdain et Pyrénées
Il se réveille et saute à Belleville
Comme un chat sur le quai.

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Elle a vingt ans en face de moi. J’en ai soixante et lui souris. Elle écoute une musique qui ne déborde pas des écouteurs installés dans ses oreilles. Lèvres pulpeuses, joues de pêche, la peau n’a pas encore pris assez de claques, de griffures ou de morsures pour que la vie se voie dessus.

Un voyageur dans l’autre carré la regarde comme le loup qui boufferait la bergère, j’en ferais bien mon quatre-heures mon dîner ou un en-cas à minuit de cette jeune beauté châtain clair au visage rond si féminin. Elle a vu le regard et le renvoie en sourcil levé vers moi, gonflé non, vous ne trouvez pas ?

Oui lui répond mon sourire sur sa bouche, il est gonflé mais il n’approchera pas, je suis là.

Tout bonheur a une fin. À la station Belleville, elle se lève et s’en va sur un dernier sourire. Moi je reste car je descends à Mairie des Lilas. La vie, ça tient à quelques stations de métro parfois.

Dans l’encoignure entre le siège et la paroi du wagon, un éclair de soie orange : une boucle d’oreille en plume, des petites perles blanches accrochées près de l’attache. Elle a gardé l’autre et oublié celle-ci vers ma main, en caresse veloutée déjà embellie par le souvenir qui commence.

 

 



 

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J’étais fleur je suis cité, Les Lilas, Seine-Saint-Denis

 

La rue raconte notre histoire,

toujours présente.

 

 

 L

La punition dans le métro last-concept.com

Photo last-concept.com

C’est la rentrée des classes et déjà les premières punitions !
Un peu de bienveillance que diable !