La grotte
Août 2026. Il fait très chaud. Depuis le début de l’été, on étouffe. La chaleur envahit l’espace, écrase les corps, déconnecte les cerveaux.
Sauf dans la grotte. Y descendre est un soulagement. Silence minéral, six degrés toute l’année, pas de variation. Il faut mettre un gilet, on avait oublié.
Pas trace d’humains dans cette grotte dont l’origine remonte à des millions d’années. Pas de peintures de bisons, d’aurochs ou de chevaux, pas de silhouette stylisée de chasseur ou d’empreinte de main sur les parois. Pas de trace d’animaux non plus, même les tout-petits, insectes ou microlarves comme dans d’autres grottes. Le néant de la vie.




