Printemps
C’est une petite rue de banlieue, une petite rue de rien du tout à sens unique, dans laquelle les automobilistes pestent d’être ralentis par les bus, les camions, les travaux qui rétrécissent encore la chaussée.
Une rue bordée d’antiques maisons aux volets si rouillés que la couleur d’origine a disparu, remplacée par un camaïeu de marron clair, marron foncé, orangé. Les rez-de-chaussée murés sont couverts de graffitis gribouillés les uns sur les autres. Des boutiques fermées, le rideau de fer tombé depuis longtemps, côtoient des survivantes montrant vaillamment leur devanture aux passants renfrognés, sans attirer grand monde.




