La datte
Métro parisien, un soir de printemps, entre Gobelins et Censier-Daubenton. Assis en face de moi, un homme mange des dattes qu’il tire d’un sac en plastique vert. Un voyageur entre deux âges, le visage barré de grosses lunettes de vue à monture noire, vêtu d’une chemise à rayures bordeaux et d’un pantalon à carreaux gris et marron, le tout résolument hors mode. Il sort les dattes de la poche verte, encore accrochées à leur branche. Elles sont appétissantes, rondes et dorées. De quelle lointaine oasis saharienne viennent-elles ?




