L’école est dans la rue

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Les mondes de l’école

Bagnolet, Seine Saint Denis,  rue Sadi Carnot et rue François Mitterrand : une exposition de photos et de textes, Les mondes de l’école,  est accrochée aux grilles du parc de Château de l’Étang  jusqu’au 31 août 2017.

 

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Olivier Culmann et Mat Jacob sont partis dans les années 90 en Chine, au Cameroun, au Mexique, en Bolivie, au Pakistan, en Roumanie et dans d’autres pays encore.

Ils écrivent : Parce que nous y sommes allés à reculons, parce que nous ne nous sommes sentis libres qu’après l’avoir quittée, parce qu’elle nous a ouvert l’esprit autant qu’elle nous l’a cloisonné : nous sommes retournés à l’école.
La question pour nous était de savoir si l’école est une façon d’imposer un mode de pensée ou au contraire si elle est le moyen de donner aux enfants le bagage intellectuel qui, plus tard, leur permettra d’être libres. Les situations que nous avons rencontrées ont été si variées, et parfois si contradictoires, qu’arrivés au terme de ce travail, nous constatons que là où nous espérions obtenir des réponses, nous avons souvent trouvé de nouvelles questions. Ces doutes et ces questionnements font partie de ce reportage.

Cette idée de questionnement et de doute nous est chère, plutôt que l’idée d’un travail documentaire sur « la réalité » de l’école à travers le monde.

Les mondes que nous avons traversés et dont nous parlons ici sont ceux de nos impressions et de nos souvenirs.

Les mondes de l’école n’est qu’un doute. Continue reading

Ma première nuit avec un garçon

Paru dans la revue Ville école intégration Diversité (Centre national de documentation pédagogique).

N° 138 septembre 2004, pp. 163-165.

 Ma première nuit avec un garçon

Le texte ci-dessous a été légèrement modifié par l’auteure par rapport à la version PDF.

 

Quand la mixité vient aux filles

Ma première nuit avec un garçon

J’ai grandi dans l’école des filles. Plus exactement, j’ai eu des copains à l’école maternelle, mais dès le cours préparatoire, ce furent les filles d’un côté et les garçons de l’autre.

J’ai été lycéenne (à l’époque, il n’y avait pas encore le collège unique) au lycée public de filles de Saint-Germain-en-Laye, jusqu’en 1969.

J’avais 16 ans et demi en mai 1968, je terminais ma première, et je n’avais jamais parlé avec un garçon. Bien sûr j’en avais côtoyé quelques-uns : j’avais deux frères plus âgés que moi, qui amenaient quelquefois des copains à la maison, trois cousins, et une fois, vers l’âge de quatorze ans, je suis sortie en cachette de mes parents avec deux copines et le frère de l’une d’entre elles. J’avais dit que j’allais au musée du Louvre (mes parents étaient professeurs, je pensais que ça passerait bien), et en fait j’étais allée dans les grands magasins, Printemps et Galeries Lafayette. L’événement était tellement exceptionnel que je me souviens encore du visage du jeune garçon. Ma mère ne m’avait pas crue, avait piqué une monumentale crise de nerfs et je l’avais entendue dire à mon père : « cette petite reviendra enceinte ». Je ne savais même pas comment je pourrais m’y prendre pour ça. Continue reading

© 2017 Maryse Esterle

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