accroche-au-banc

Avril 2013, Paris

Un jour, j’ai commencé à donner un euro à quelqu’un qui faisait la manche (on les appelait des mendiants quand j’étais jeune). J’ai donné un euro à un autre, puis à un troisième et j’ai arrêté, trop de misère, impossible, j’allais y laisser mon escarcelle. Ils sont trop nombreux, accrochés aux bancs (quand il en reste), aux grilles du métro, aux parapets sur les quais, blottis dans les encoignures de porte, devant les magasins, au pied des escaliers publics, partout où ils peuvent se faire un nid d’où tendre la main.