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Gare du Nord, six heures du soir,  Paris rentre à la maison. Les escaliers, les quais, les trains regorgent de gens, de vitesse, de bruit. Dans la foule qui court et qui roule, les petits pas tremblotants du vieux monsieur.

Il tient à la main un grand sac en plastique rayé, éternel bagage des sans-logis. Il va tout doucement rejoindre un autre vieux monsieur, ils sourient et se disent bonjour dans leur langue râpeuse. Ils s’assoient ensemble contre le mur avec une petite coupelle devant eux.

Maryse Esterle, février  2013