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Dans une rue de Pantin, juillet 2018

Tu dois aimer ça, la chaleur, toi qui es d‘origine espagnole ? Ben non, c’est pas génétique, en plus des fois il fait froid en Espagne, il pleut, en somme il y a des saisons. La sieste n’est pas l’activité la plus notable des Espagnols, qui comme partout en Europe se débattent dans des questions d’appartenance, d’accueil, de fermeture, de chômage, de spéculation immobilière, de violences en tous genres.  Et vivent et luttent et essaient d’avancer malgré les embûches. Du banal en quelque sorte. Mais l’Espagne fut longtemps pour les autres le pays des vacances,  de la sieste à l’ombre des palmiers de la Costa Brava et des belles étrangères  qui se pâment d’aise devant la muleta.
La publicité nous assigne des rôles en carton-pâte : les Italiens dragueurs, les Anglais pince-sans-rire, les Français et leur baguette-croissant au son de l’accordéon, les Allemands organisés, les Suisses tout propres et les Espagnols qui font la sieste. Paysages de carte postale pour personnages en papier mâché, oui, j’ai des origines espagnoles, non j’aime pas les fortes chaleurs, non c’est pas bizarre, c’est juste que je préfère quand il fait vingt-cinq degrés plutôt que trente, quoi.

Allez, bon mois d’août, on se retrouve début septembre !