Mariposa
La piéride s’est posée sur la fleur de lavande. Minuscule oiseau du règne des insectes, elle rassure les humains fatigués de voir la terre asséchée. Le chat ne l’attrapera pas, j’y veillerai.
S’il reste encore des papillons dans nos jardins, si près des voitures et du bitume, c’est que tout n’est pas perdu. Des fleurs accueillent un battement d’ailes ouaté. Beauté de l’éphémère.
Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
Voilà du papillon le destin enchanté !
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté !
Alphonse de Lamartine, Le papillon (extrait), Nouvelles méditations poétiques
Passez un bel été, rendez-vous en septembre !
Sur la page Remue-méninges de ce site, un souvenir de la soirée du 5 juin dernier autour du poème de Laurent Gharibian, La rose de Chenini, ici




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