10 décembre 2017 : cette semaine, deux publications autour de mon livre « Où va la formation des enseignants ? » : une note du Conseil scientifique de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) et un entretien sur le site VousNousIls (à voir sur ma page Facebook et sous l’onglet Liens de ce blog). Et en prime, un off du livre par un matin de printemps timide…

20130430_154700

Journée frigorifiante à Arras où je suis arrivée avec un pantalon en lin, un tee-shirt et une liquette par-dessus bref je suis gelée. Les salles de cours étaient vides, seuls quelques étudiants préparaient leur soutenance de mémoire en se frottant les bras et en se levant de temps en temps pour se réchauffer.

Une étudiante toute mince au début de l’année et toute ronde maintenant, pas loin d’accoucher, a fait un mémoire pas terrible sur l’école maternelle. Notre jury lui a fait remarquer qu’elle n’a pas approfondi sa problématique, les notes de bas de page ne sont  pas indiquées selon les normes, l’ensemble est plutôt moyen. Elle riait et elle est partie en gambadant, bourrée d’hormones, hors d’atteinte.

J’ai mangé toute seule à midi une escalope de dinde avec une sauce impossible à définir et un gratin de chou-fleur avec plus de gratin que de chou-fleur. J’ai piqué un petit gâteau dans un sachet que j’ai ajouté frauduleusement à un petit pot de compote de pomme banane semblable à ceux que l’on donne aux enfants (ça fait deux desserts). Une nourriture ni bonne ni mauvaise, sans saveur, qui laisse sur sa faim après.

J’ai lutté contre le froid toute la journée mais j’ai perdu, c’est le froid qui a gagné. Au retour, après avoir passé vingt minutes à attendre le TGV dans un coin de soleil, j’ai dormi pesamment dans le train et me suis réveillée en ayant toujours froid.

À l’arrivée, j’ai croisé Stéphane à la descente du TGV, il venait de Valenciennes. Aujourd’hui j’avais un cours à rattraper, je l’ai arrêté à 15 h 30 au lieu de 16 h 30, m’a-t-il dit, les étudiants n’ont rien dit, je me suis aperçu de l’erreur en arrivant à la gare, j’ai attendu le train pendant une heure. Il souriait en disant ça et moi aussi, j’imaginais les étudiants éberlués mais ravis, une heure de cours en moins.


 

Quelques mots d’entrée…

La littérature parle du monde et de la vie sous toutes ses formes, la sociologie nous aide à les comprendre. Il n’y a pas de rupture entre les deux, juste une continuité, un va-et-vient de l’une à l’autre.

Sur ce blog vous trouverez  des articles, des photos, des textes – certains déjà publiés – et des annonces pour ceux qui le seront bientôt.

Et  des commentaires sur des livres, des films, des  événements…

Place est laissée aux émotions, en leur donnant une forme lisible, audible, que l’on peut partager. Des récits littéraires en quelque sorte…

Quelques photos aussi, prises au hasard pour attraper la poésie ou le cours de la vie. La grande ville nous réserve des surprises, des joies et aussi des colères. Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

J’écrirai de temps en temps et les photos arriveront au fur et à mesure.

Le chat Rubens  sur le bandeau est l’oeuvre de Claude Feuillet et Isabelle Gourcerol, en 2014, au 26 rue de la Mare à Paris. Je l’ai pris en photo en mars 2015.

En espérant  partager un peu ou beaucoup de tout ça avec vous !