3 avril 2018, Ils étaient là, dans la rubrique Argentine au cœur.

Famille Shelk'nam

Les Yámanas, les Alacalufs, les Haushs et les Selk’nams habitaient la Terre de Feu depuis plus de 6 000 ans. Ils chassaient, pêchaient, cueillaient et tiraient parti de la nature et du climat très rude de cette région. Ils étaient nomades, vivaient quasiment nus en s’enduisant le corps de graisse animale ou se couvraient de peaux de guanaco ou  de renard. Ils construisaient des canoës et chassaient le lion de mer, base de leur alimentation pour ceux qui vivaient près des côtes. L’arrivée des Argentins et des Chiliens sur leur territoire dans les années 1880 fut aussi celle de maladies (rougeole, pneumonie, tuberculose) dont la propagation fut facilitée par les vêtements qu’ils durent porter et les cabanes en dur dans lesquelles on les força à vivre. La recherche de l’or, l’exploitation à grande échelle du lion de mer, l’installation d’estancias de centaines de milliers d’hectares conduisirent à la chasse aux « Indiens », tirés au fusil avec récompenses suivant le nombre d’oreilles, de testicules ou de seins de femme ramenés par les tueurs.

dig

Aujourd’hui des expositions détaillent en Terre de Feu les multiples aspects de la vie des peuples originaires qui nous en apprennent beaucoup sur la capacité des humains à vivre dans des contextes extrêmes. À ce jour, aucune compensation n’a été donnée aux très rares descendants des Yámanas, Alacalufs, Haushs et Selk’nams dont la disparition par génocide n’est toujours pas reconnue par les États argentin et chilien.

 

 

 

Quelques mots d’entrée…

La littérature parle du monde et de la vie sous toutes ses formes, la sociologie nous aide à les comprendre. Il n’y a pas de rupture entre les deux, juste une continuité, un va-et-vient de l’une à l’autre.

Sur ce blog vous trouverez  des articles, des photos, des textes – certains déjà publiés – et des annonces pour ceux qui le seront bientôt.

Et  des commentaires sur des livres, des films, des  événements…

Place est laissée aux émotions, en leur donnant une forme lisible, audible, que l’on peut partager. Des récits littéraires en quelque sorte…

Quelques photos aussi, prises au hasard pour attraper la poésie ou le cours de la vie. La grande ville nous réserve des surprises, des joies et aussi des colères. Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

J’écrirai de temps en temps et les photos arriveront au fur et à mesure.

Le chat Rubens  sur le bandeau est l’oeuvre de Claude Feuillet et Isabelle Gourcerol, en 2014, au 26 rue de la Mare à Paris. Je l’ai pris en photo en mars 2015.

En espérant  partager un peu ou beaucoup de tout ça avec vous !