12 août 2019, Au bout du chemin, dans Papaoutai Mamanoutai ?

Au bout du chemin, Ignacio apercevait le clocher de l’église et le toit des maisons de son village au creux du vallon. À l’époque où il y vivait avec sa famille, les rues étaient encaissées, les maisons serrées les unes contre les autres. De hautes cheminées cylindriques (tronconiques) dominaient les toits comme dans tout le Haut-Aragon. Depuis on a ouvert des places, dégagé des espaces, pavé les rues, installé des lampadaires.

Beaucoup de gens ont dans le cœur un village où ont vécu leurs antepasados, dans leur pays ou dans un autre. Un village spécial, qui ne ressemble à aucun autre, où les murs, les toits des maisons, la fontaine sur la place, le lieu où l’on prie, les champs autour leur content mille choses du passé, où la puissance des pierres contracte le temps et rend leur jeunesse à ceux qui y vécurent avant eux. Un village où ils reviennent chercher la douceur du berceau originel, quelque chose des ancêtres disparus, une familiarité avec les lieux comme nulle part ailleurs.

Urdués a existé dans notre imagination bien avant que nous marchions dans ses petites rues avec deux dames qui sont peut-être nos lointaines cousines. C’est mon village spécial, il ne ressemble à aucun autre, il n’est extraordinaire que pour moi. Il a été le point de départ d’un long chemin qui se poursuit encore à des milliers de kilomètres de là, il est aussi le point de retour, le lieu des retrouvailles. Aujourd’hui, à notre arrivée, ils étaient là, Ignacio, Teresa et les autres, ils nous faisaient signe en bas de la dernière descente, nous accompagnaient dans les petites rues. En partant je les emmène avec moi, ils sont avec moi, je suis avec eux.

¡Hasta siempre abuelitos!

 

 

 

 

 

 

 

Quelques mots d’entrée…

La littérature parle du monde et de la vie sous toutes ses formes, la sociologie nous aide à les comprendre. Il n’y a pas de rupture entre les deux, juste une continuité, un va-et-vient de l’une à l’autre.

Sur ce blog vous trouverez  des articles, des photos, des textes – certains déjà publiés – et des annonces pour ceux qui le seront bientôt.

Et  des commentaires sur des livres, des films, des  événements…

Place est laissée aux émotions, en leur donnant une forme lisible, audible, que l’on peut partager. Des récits littéraires en quelque sorte…

Quelques photos aussi, prises au hasard pour attraper la poésie ou le cours de la vie. La grande ville nous réserve des surprises, des joies et aussi des colères. Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

J’écrirai de temps en temps et les photos arriveront au fur et à mesure.

Le chat Rubens  sur le bandeau est l’oeuvre de Claude Feuillet et Isabelle Gourcerol, en 2014, au 26 rue de la Mare à Paris. Je l’ai pris en photo en mars 2015.

En espérant  partager un peu ou beaucoup de tout ça avec vous !