Vivantes racines

COUV RECUEIL

Vient de sortir : Nouvelles du Rio de la Plata,  écrites par des descendants de Pyrénéens émigrés en Argentine dans le courant du XIXe et au début du XXe siècle.

Ces textes ont été proposés dans le cadre d’un concours de nouvelles organisé par l’association Bearn Argentina, basée à Pau.

140 pages de textes en français, castillan et occitan, écrits par des Français et des Argentins, fil  de la mémoire tendu entre les deux continents, racines toujours vivantes !

Le recueil est disponible en envoyant un chèque de 13 € au siège de Bearn Argentina, 23 avenue de la Résistance, 64000 Pau, ou en vente directe à 10 €. On pourra bientôt l’acheter sur le site rénové de l’association.

Il est en vente à Paris : librairie Publico, 145 rue Amelot (11e)  et librairie Palimpseste, 16 rue  Santeuil (5e).                

Prochainement des extraits sur ce blog… Continue reading

Un week-end de salons du livre dans le Nord (et le Pas-de-Calais)

salon afficheDimanche 30 avril “Où va la formation des enseignants ? ” sera présent au salon du livre de critique sociale de Lille, à Volume ouvert, 11-13 rue d’Avesnes, de 14h à 19h, avec les éditions Pétra (et d’autres!)

https://lille.demosphere.eu/rv/5196

Affiche salon-livre Arras 2017

Le lendemain lundi 1er mai, nous serons au salon du livre “Colères du présent” sur la Grand-Place d’Arras, de 10h à 19h.

http://www.coleresdupresent.com/salon-du-livre/

Où va la formation des enseignants ? Des IUFM aux ESPE, chronique d’un passage tourmenté

Couverture livreVoici une présentation de mon dernier ouvrage, paru le 22 mars dernier,  éditions  Petra, (Paris) :

Comment former les enseignants ? Trois ans après leur mise en place, les Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), sont-elles à même de remplir leurs missions ?
Pour répondre à cette question, revenons aux dernières années d’existence des Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) : la réforme de 2010 institue l’obligation d’un master pour devenir enseignant titulaire et les stages en école ou en collège et lycée sont drastiquement réduits pendant la formation initiale. Surcharge de travail, bachotage effréné, désagrégation du lien théorie/pratique, dérégulation des statuts des enseignants, émiettement des solidarités, passage de l’IUFM à l’ESPE dans la précipitation et l’improvisation, sont au cœur de ce livre, racontés et analysés par l’auteure, de l’intérieur de l’IUFM du Nord Pas-de-Calais devenu aujourd’hui l’ESPE Lille Nord de France.
Les stages sont aujourd’hui rétablis en deuxième année de formation en ESPE mais il reste des points qui méritent débat : le recrutement des futurs enseignants, leur formation encore très dense sur un temps court, la formation de leurs formateurs, l’entrée dans le métier…
Loin des recettes miracle ou des propositions de dispositifs clés en mains, cet essai ouvre des perspectives à la hauteur des multiples défis de la formation des enseignants et de l’éducation de la jeunesse aujourd’hui.

https://www.editionspetra.fr/

Quelques extraits suivront d’ici peu…

Bulles d’enfance

Expo Marie Maryse

Du 12 au 14 avril 2013, dans une galerie parisienne, Marie Raynal a exposé ses photos et j’ai ajouté quelques écrits. Nous avons fait un petit livre de cette exposition, qui commence par ce texte :

Mon enfance n’a pas été  marquée par une grande animation.
Petite fille solitaire dans une maison silencieuse
où venaient peu d’amis,
que mes parents du reste ne recherchaient pas,
je regardais  par la fenêtre de ma chambre,
et j’y voyais un jardin, des arbres fruitiers, d’autres maisons
aussi coites que la mienne
et au loin, encore des arbres. Continue reading

Vers l’indifférence aux différences ?

Extrait d’un article paru dans la revue Aspiration  (association Asperger amitié) n° 7, septembre 2015, p. 18

Un jour de mars 2013, je sors d’un cours sur les « élèves à besoins éducatifs particuliers », que je viens de donner aux futurs professeurs des écoles, à l’Institut universitaire de formation des maîtres d’Arras (IUFM). Devant l’entrée de la gare, des lycéens attendent le bus. Ils sont assis sous l’abribus et sur un parapet près de l’escalier qui mène aux quais, ou debout en train de fumer des cigarettes. Certains rient entre eux.

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Le sourire

Publié sur le site « Raconter la vie » sous le titre « Un poste en fac » février 2014.

Un soir de janvier 2012. Pas grand monde ce soir dans le TGV Lille Paris. Je reviens d’une conférence-débat sur « Les conséquences de la précarité sur l’enfant, sa famille et son environnement ». J’y intervenais avec une jeune maîtresse de conférences, docteure en psychologie du développement.

Les TGV qui circulent entre Paris et le nord de la France me sont familiers. Je fais plusieurs fois par semaine des allers-retours entre Paris et l’IUFM d’Arras (Institut universitaire de formation des maîtres) où je suis enseignante- chercheure (une autre manière de désigner les maîtresses de conférences).

Après la conférence, les organisateurs nous ont invitées au restaurant près de la gare et j’ai pris une truite au pastis. À Lille. Elle était très bonne.

Ambiance feutrée dans la voiture 15 du TGV, il est presque 22 heures. Je me cale dans mon siège et m’apprête à corriger des copies d’examen du module du Master 2 « Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation » de l’IUFM intitulé « Élèves à besoins éducatifs particuliers », quand surgit au-dessus du dossier d’un siège devant moi, le visage rond et barbu de Régis et avec lui un souvenir amer vieux de dix-sept ans. Continue reading

Ma première nuit avec un garçon

Paru dans la revue Ville école intégration Diversité (Centre national de documentation pédagogique).

N° 138 septembre 2004, pp. 163-165.

 Ma première nuit avec un garçon

Le texte ci-dessous a été légèrement modifié par l’auteure par rapport à la version PDF.

 

Quand la mixité vient aux filles

Ma première nuit avec un garçon

J’ai grandi dans l’école des filles. Plus exactement, j’ai eu des copains à l’école maternelle, mais dès le cours préparatoire, ce furent les filles d’un côté et les garçons de l’autre.

J’ai été lycéenne (à l’époque, il n’y avait pas encore le collège unique) au lycée public de filles de Saint Germain en Laye, jusqu’en 1969.

J’avais 16 ans et demi en mai 1968, je terminais ma première, et je n’avais jamais parlé avec un garçon. Bien sûr j’en avais côtoyé quelques-uns : j’avais deux frères plus âgés que moi, qui amenaient quelquefois des copains à la maison, trois cousins, et une fois, vers l’âge de quatorze ans, je suis sortie en cachette de mes parents avec deux copines et le frère de l’une d’entre elles. J’avais dit que j’allais au musée du Louvre (mes parents étaient professeurs, je pensais que ça passerait bien), et en fait j’étais allée dans les grands magasins, Printemps et Galeries Lafayette. L’événement était tellement exceptionnel que je me souviens encore du visage du jeune garçon. Ma mère ne m’avait pas crue, avait piqué une monumentale crise de nerfs et je l’avais entendue dire à mon père : « cette petite reviendra enceinte ». Je ne savais même pas comment je pourrais m’y prendre pour ça. Continue reading

© 2017 Maryse Esterle

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